Philippe Bellan épicier et cuisinier

Philippe Bellan, épicier et cuisinier : “J’aime raconter l’histoire des aliments”

Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ? 

Je m’appelle Philippe Bellan, j’habite à Tarare et je suis gérant de The Popote

Cela fait maintenant 47 ans que j’exerce mon métier de cuisinier et je l’apprécie énormément !

J’ai d’abord eu la chance de travailler dans plusieurs grandes maisons étoilées Michelin avant de changer un peu d’horizon, mais toujours en restant dans l’univers de la cuisine. 

Il y a quelques années, j’ai été employé dans une épicerie, mais celle-ci a fermé. Le maire est alors venu me proposer de monter mon propre projet avec son soutien, en me proposant de le développer en pépinière. C’est là que j’ai créé The Popote, qui a ouvert ses portes en 2015. 

 

Pouvez-vous nous en dire plus sur ce nouveau concept ? 

Au départ, The Popote était une épicerie qui proposait des cours de cuisine. Puis, lors de la fête des Mousselines, nous avons commencé à cuisiner pour les visiteurs, et après nous ne nous sommes jamais arrêtés. C’est comme ça que The Popote s’est transformée en restaurant à part entière. Le concept a plu et cela nous a permis de le développer. 

Huit mois plus tard, nous avons acquis une nouvelle boutique et, deux ans après, une fromagerie. The Popote regroupe donc ces trois structures, toutes localisées dans la même rue (au 24, 25 et 26 de la rue Anna Bibert).

Aujourd’hui, cela fait 3 ou 4 ans que nous avons déposé notre marque. C’est génial, on peut vraiment dire que je réalise mon rêve. Nous fabriquons des produits divers et variés allant du mélange d’épices aux gammes de thés, en passant par la moutarde. 

 

Qu’est-ce qui vous différencie de vos concurrents ? 

Nous avons une identité et des valeurs qui nous tiennent beaucoup à cœur. Faire à manger, c’est donner du plaisir et partager. Nous ne sommes pas une épicerie banale où les clients prennent leur chariot et achètent sans chercher à comprendre. 

Notre objectif est de mettre à l’honneur des aliments ignorés ou sous-estimés jusqu’à maintenant. Et pour cela, on essaye de cuisinier des choses qui viennent d’ailleurs, mais sans chichi. 

Nous partageons aussi des valeurs éthiques qui se traduisent par l’utilisation d’emballages écolos ou le fait que nous travaillons beaucoup autour du bio et de l’équitable.

 

Quel type de clientèle avez-vous ? Quelles sont ses attentes ? 

Nous avons une clientèle principalement féminine (80%) allant de 25 ans à plus de 60 ans. Ce sont des personnes curieuses, qui ont besoin de connaître l’histoire du produit.

J’ai commencé mon métier en 1975 et maintenant la société a bien changé. Il est possible de se renseigner sur les produits, leur provenance, etc, alors il faut le faire : donner de l’information, raconter l’histoire du produit à nos clients.
Ce n’est pas la peine d’acheter trop, il suffit juste de manger mieux ! 

 

Quels sont vos critères de choix pour sélectionner un fournisseur ?

J’ai besoin d’avoir des informations sur l’aliment notamment sur la manière dont il est cuisiné dans son pays d’origine. J’adore les histoires et celles que j’entends, je les raconte. Il faut donner envie aux gens de découvrir de nouvelles saveurs.

J’accorde aussi beaucoup d’importance à la traçabilité des produits. C’est propre à nos valeurs, nous privilégions le bio et l’équitable. Mais j’adore travailler avec des aliments exotiques et encore plus quand ils sont difficiles à trouver. 

 

Pouvez-vous nous parler de votre relation avec Nasanine ?

Un jour, Nasanine Ahmad est venue me voir et comme je suis toujours à la recherche de nouveautés, je me suis laissé tenter. 

Au début j’étais sceptique, car je ne connaissais pas du tout les produits qu’elle proposait et je ne savais pas comment les cuisiner. Mais après avoir appris leurs histoires, j’ai tout de suite été emballé. Ils m’ont permis de faire des créations vraiment sympa, en totale adéquation avec notre identité. J’ai vraiment plaisir à parler de ses produits à mes clients. 

J’élabore des recettes à partir de ses produits puis je les mets sur le site pour que les internautes puissent les découvrir. Nous vendons aussi une partie des produits au détail. 

Je me fournis chez elle depuis la fin de l’année dernière, et je compte bien continuer. On sait d’où ça vient et comment c’est produit. Si elle me propose de nouveaux produits, de nouvelles saveurs, j’y vais tout de suite ! 

En plus, j’aime beaucoup la personnalité de Nasanine, elle a un très bon relationnel et c’est extrêmement appréciable dans une relation commerciale. 

 

Êtes-vous séduit par la démarche écoresponsable et engagée de Nasanine ?

Totalement. C’est très important d’essayer de limiter notre impact sur l’environnement, notamment lorsque les produits viennent de loin. Notre secteur aurait dû s’engager sur ces sujets depuis longtemps. L’Afghanistan ici, ça ne parle à personne. À nous de valoriser les produits en misant sur la qualité. 

 

Qu’en pensent vos clients ? 

Ils reviennent en chercher, donc c’est qu’ils sont satisfaits !  L’année a été assez compliquée pour nous, comme dans de nombreux secteurs, mais nous avons vendu beaucoup de fruits secs à Noël.  Ils ne sont pas à la recherche de quantité, mais de produits de grande qualité quitte à payer un peu plus cher.

 

Un mot de la fin ?

Je suis assez confiant pour la suite. La période covid nous a bien freinés, mais on a plein de choses à faire pour la reprise !  Je ne doute pas que Nasanine Ahmad sache nous surprendre avec de nouveaux délices d’Orient !

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